En 2019 notre expo sera le 16 juin et nous vous présenterons la marque Peugeot et ses dérivés Simca Talbot.....

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2016 Les marques disparues et étrangères

Dimanche 12 juin, un air de fête soufflait dans les rues de Pélussin.

 

Près de 3000 personnes ont déambulé dans la rue de la Maladière et la rue du Stade, et tout le monde semblait enchanté de participer à cette 17 édition de la fête de l'automobile ancienne.

Certes, la météo était plus clémente que les jours précédents, certes, les chansonnettes façon guinguette ou les chansons françaises sur musique de limonaire égayaient les cœurs, certes, la grosse caisse et les cuivres crachaient à pleins poumons des airs de swing endiablés, certes tout ceci contribuait à une journée réussie, mais si les visiteurs de l'exposition de véhicules anciens 2016 étaient ravis, c'était bien par l'exceptionnel « plateau » réuni cette année par l'équipe du VARP.

Deux thèmes complémentaires avaient été retenus par les organisateurs : les marques françaises disparues qui couvrent la période des débuts de l'automobile aux années 70 et les marques étrangères qui rassemblent principalement des véhicules depuis les années 60. Pourtant, quelques surprises rarement vues, une Hudson 1916, une Reo 1934, une Tatra 1948, prouvaient que les importations n'ont pas attendu l'ouverture du « Marché Commun » pour exister.

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Le « plateau » réunissait plusieurs « grand-mères » : plus d'une trentaines de véhicules d'avant-guerre sont venues se dégourdir les roues à Pélussin dont quelques centenaires ou presque : deux Rochet-Schneider de 1909 et 1912, une Clément Bayard et une Delahaye premier-secours de 1913, une Vermorel de 1919.

 

 

 

 

La marque  Rochet-Schneider était représentée par 4 modèles rarement réunis pour une exposition d'un jour : le type 9300 carrossé en berline de voyage de 1909, le type 11000 double-phaéton de 1912, le type 29000 carrossé par Billetier et Cartier à Lyon de 1929 et type 29500 coupé chauffeur de 1930. Ensuite, pour compléter ce tableau d'honneur, excusez du peu :  Rolland-Pilain carrosée Besset de 1922 présentée par le Musée du car de Vanosc (07), Delaugère-Clayette de 1923, Amilcar 1926, Delahaye Premier-secours 1926, Donnet-Zedel 1926, La Buire 1926, Mathis 1929 et Rosengart 1929. Ces mamies des années 20 reléguaient aux places de figurantes les « jeunettes » des années 30 pourtant exceptionnelles : Automobile-Berliet torpédo et berlines, Ford A cabriolets, Matford cabriolet et berline, Panhard limousine et Simca berline.

A noter, une petite série très intéressante de véhicules à différents stades de restauration : un coupé chauffeur Gobron de 1924 en ossature bois, un torpédo Donnet-Zedel en tôle nue et une berline Donnet au stade des finitions.

La cour du Collège St Jean accueillait les marques françaises disparues dans les années 60 et 70 : Ford-France disparue en 1955 avec une Vedette découvrable et une Beaulieu déjà estampillée Simca, Facel-Véga disparue en 1964 avec un coach HK500 de 1961, Panhard disparue en 1967 avec un cabriolet Junior, plusieurs Dyna X et PL17,  Hotchkiss disparue en 1969 avec un cabriolet et deux berlines Anjou, Alpine rachetée en 1973 par Renault avec une Berlinette et plusieurs A310, Matra Automobile disparue en 2003 avec des Bagheera, Murena et Rancho, sans oublier les petits constructeurs comme Baboulin avec un buggy, Grandin (Frank Alamo) avec une Jeep, Sera avec un rare coupé, LM Sovra avec le modèle break de chasse LM3 produit à 16 exemplaires , et enfin le lyonnais Fournier et Marcadier avec une barquette.

Les utilitaires n'étaient pas en reste, c'est une habitude à Pélussin. En plus des deux premiers secours Delahaye de 1913 et 1926 présentés par le Musée des Sapeurs Pompiers de Lyon, le Laffly 1927 était sorti, tout exprès,  de sa caserne de Pélussin. Pour les camions, trois véhicules représentaient la marque Berliet ou ses dérivés (GR260, K380 plateau porte-auto et KB770 Camiva) et un adorable petit autocar Unic carrossé Faurax et Chaussendre complétait l'ensemble. Les marques de tracteurs agricoles Babiole, Sabatier le Pratique, Vierzon, et Vendeuvre, elles aussi disparues, nous annonçaient que l'année prochaine, elles seraient le thème exclusif avec leurs amis les utilitaires. Enfin Eric Moutot avait déplacé deux pelles de sa collection, l'une Richier et l'autre Yumbo, marques bien françaises qui avaient été, en leur temps, à la pointe de la production mondiale.

Enfin, les motards du VARP avaient sorti leurs pétaradantes Terrot, Aquila ou Aquilette, et autre Motobécane, qui ont fait le bonheur des amateurs de deux-roues parmi le public.

 

Le rassemblement des marques étrangères était largement dominé par les constructeurs allemands. En tête, la marque Volkswagen grâce aux ateliers « Auto-Passion » de Chavanay (42) qui présentait plusieurs Coccinelle (berlines ou cabriolet), un Combi T1, un coupé Fastback et une barquette Cobra « Réplica » à mécanique VW. Un Combi T2 complétait cette belle palette de modèles à fort capital de sympathie auprès du public. Venaient en suite : BMW (Coupé 700 et 30CSI, 2002 Tii), DKW (Junior), Ford (Taunus), Isetta (microcar à moteur BMW), Opel, Mercedes (230CE), Porsche (912 et 914 Targua).1

 

Ensuite, difficile de départager les anglaises, et les italiennes. D'outre-Manche,  MG (MGA, MGB et MK2), Jaguar (MK2, Type E), Triumph (MK3 et MK4) nous rappelaient le passé sportif des marques britanniques.

Alpha-Roméo (Cabriolet Spider Véloce GT), FIAT, Lancia (cabriolet Béta et coupé Fulvia) répliquaient par leur élégance agressive

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Notons encore quelques belles américaines Buick (Skylark), Ford (cabriolet Mustang) et une rare suédoise Saab ( Type 96 découvrable).

Impossible de tout citer et de ne pas oublier une marque ou un modèle tant le plateau était divers et varié. Les  propriétaires de ces véhicules voudront bien nous en excuser. Remercions aussi tous les visiteurs venus en « ancienne » et ayant présenté leur véhicule sur le parking qui leur était réservé dans l'exposition.

Pour diversifier les centres d'intérêt, une animation « mécanique » sans lien direct avec l'automobile est traditionnellement présentée ; et cette année,  c’était un atelier « Fil et tissage » qui était proposé. Il  regroupait un métier à tisser en action animé par 2 bénévoles du Musée du Tissage de Bussières (42), 3 métiers à tresses (type St Chamond) que le public pouvait actionner sous les conseils et commentaires d'un collectionneur averti, 4 dentellières qui proposaient démonstration et  initiation à l'art du carreau et du fuseau. Ces « artisans » étaient épaulés dans leurs commentaires par une exposition sur le patrimoine textile du canton de Pélussin, prêtée par l'Association « les Amis du livre » de Pélussin, des photos et une collection de passementerie présentées par un bénévole de la Maison de la Passementerie de Jonzieux (42), et une collection d'échantillons textiles encore produits actuellement dans le Parc naturel du Pilat, prêtée par la Maison du Parc. Cet atelier « Fil et tissage » a remporté un grand succès auprès du public familial de l'exposition.

L'exposition 2016 organisée par le VARP a donc été un grand cru ! Un « plateau » exceptionnel, avec 130 véhicules sur le thème de l'année et près du double pour les véhicules des visiteurs en ancienne. Une belle réussite par le nombre d'entrées record et une grande satisfaction pour les organisateurs devant l'enthousiasme affiché du public et des exposants.

On se dit donc « A l'année prochaine ! », autour du thème « les utilitaires, le matériel agricole et TP ».

 

Texte: Jean Paul L

Photos:Jean Louis L, Clément M, Caroline M

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